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Un article publié dans le numéro d'octobre 2002 de CURRENT PROBLEMS in
Pharmacovigilance (Medicines Control Agency, Royaume-Uni) fait état de
problèmes concernant l'innocuité de l'acétate de cyprotérone contenu
dans une pilule à effet contraceptif commerciailsée en Belgique sous
le nom de Diane®.
Ce produit existe également sous forme générique sous les noms
suivants : Claudia®, Cyprodiol®, Daphné®, Doccyproestra®, Gratiella®,
Merck Elisa® et EVA Ratiopharm®.
Diane® est indiqué pour le traitement
des femmes présentant un acné grave qui ne répond pas aux traitements
antibiotiques par voie orale ou souffrant d'hirsutisme modérément
grave (On parle d'hirsutisme chez la femme lorsqu'il existe des poils
excessifs dans des zones qui ne sont pas poilues normalement chez la
femme)
Il contient de l'acétate de cyprotérone (2mg), un progestatif à effet
antiandrogénique, et de l'éthinyloestradiol (35µg). Il est administré
pendant 21 jours à chaque cycle menstruel. Il a donc une composition
similaire à celle d'une pilule contraceptive combinée (COC =
contraceptif oral combiné) et est d'ailleurs un contraceptif efficace.
Cependant, Diane® n'est pas
autorisé dans un but uniquement contraceptif et son utilisation
devrait être interrompue trois ou quatre cycles menstruels après la
disparition complète du trouble de la femme lié aux androgènes.
L'utilisation d'un COC accroît le risque
de thrombo-embolie veineuse (TEV), y compris de thrombose veineuse
profonde et d'embolie pulmonaire (les thrombo-embolies sont dues à la
formation d'un caillot dans les veines et peuvent mener à un problème
plus grave, l'embolie pulmonaire quand un fragment de caillot de sang
logé dans la veine (appelé un embole) se déplace dans la circulation
sanguine et atteint les vaisseaux sanguins du poumon. L'embolie
pulmonaire peut menacer l'existence si elle bloque l'apport de sang au
poumon.
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