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La mort cérébrale
Toutes les personnes décédées ne
peuvent pas être considérées comme donneurs d’organes. Il faut
qu’elles soient en mort cérébrale. Plusieurs tests permettent de
confirmer cet état (angiographie cérébrale, EEG, Potentiels Evoqués,
examens cliniques,…)
En Belgique, la mort cérébrale doit être constatée par trois
médecins, totalement indépendants des équipes de prélèvements et de
transplantations
Face à la pénurie de greffons, les
chercheurs explorent de nouvelles voies. Les greffes cellulaires
font l’objet de recherches intensives. L’organe défaillant est
laissé en place et on injecte de nouvelles cellules préparées en
laboratoire. Cette méthode est pratiquée notamment pour le
traitement de certains patients diabétiques.
Certains chercheurs suivent d’autres pistes qui pourraient, dans
l’avenir, apporter une autre solution à la pénurie des organes.
Parmi celles-ci, la xénogreffe, la transplantation sur l’homme
d’organes prélevés sur des animaux, est largement étudiée. Le porc
est-il l’avenir de l’homme ?
Le système HLA
Tout individu possède des cellules qui le rend génétiquement unique.
En surface, les cellules sont couvertes de molécules appelées
antigènes HLA.
La composition de ces derniers est variable d’un individu à l’autre.
Ils constituent en quelques sortes " une carte d’identité génétique.
"
Pour qu’un organe ne soit pas rejeté, il faut que le donneur et le
receveur aient une bonne compatibilité tissulaire ou HLA. Si cette
compatibilité n’est pas respectée, le système immunitaire du
receveur va produire des anticorps contre le greffon et le rejeter.
Avant toute transplantation, il faut pratiquer un test de
compatibilité en mettant en présence les lymphocytes du donneur avec
le sérum du receveur. Si ce dernier réagit, la transplantation ne
peut pas avoir lieu !
Les coordinateurs de
transplantations
Dans le monde de la transplantation,
il n’existe pas de frontières.
Le don s’effectue d’un donneur à un
receveur, d’un hôpital à l’autre, d’une ville à l’autre et souvent,
d’un pays à l’autre.
Lorsqu’un patient décède de mort cérébrale, les réanimateurs et/ou
les urgentistes contactent les coordinateurs de transplantation qui
mettent en route toute la procédure qui va aboutir in fine à la
transplantation d’un ou de plusieurs organes.
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Consultation du Registre National pour s’assurer de l’absence
d’une opposition au don d’organes
-
S‘informer auprès de la famille du donneur
-
Constituer un " dossier donneur " (poids, taille, âge,
antécédents, groupe sanguin…)
-
Tests
sanguins (iono, hémato, chimie), virologie, test HLA, examen
d’urines, radio de thorax, ECG, écho cœur (coronaro dans
certains cas)
Une fois le dossier constitué, le
coordinateur se met en contact avec Eurotransplant. Cet organisme,
basé à Leiden (Pays-Bas), a été fondé en 1968 par le Prof. J.J Van
Rood. Il regroupe tous les centres de transplantations du Benelux,
d’Allemagne, d’Autriche et de Slovénie. Son but premier est de
faciliter les échanges d’organes.
Eurotransplant centralise toutes les
données médicales et immunologiques des patients en attente d’une
transplantation.
Dès qu’Eurotransplant reçoit un dossier de donneur, il consulte son
ordinateur, sélectionne les candidats les plus compatibles et
prévient les centres de transplantations.
Les critères entrant en ligne de
compte pour la sélection sont :
Le sexe du donneur n’entre pas en
ligne de compte dans les critères de sélection.
Une fois les receveurs identifiés,
Eurotransplant informe le coordinateur qui a le donneur en charge.
La course contre la montre commence car il faut coordonner le
prélèvement, les transports, la conservation des organes( conservé
dans un liquide appelé UW), joindre les équipes de transplantations
(chirurgiens, infirmières, quartier opératoire,…), appeler les
receveurs et organiser les greffes.
Tout ceci doit être réalisé rapidement de manière à garantir une
bonne qualité des organes à transplanter. Il est impératif que la
période entre le moment où l’organe est prélevé et transplanté soit
la plus courte possible. C’est ce que l’on appelle le temps
d’ischémie.
Le receveur
Avant l’intervention, ils vivent
diminués voire même grabataires. Un ou plusieurs organes ne
fonctionnent plus. Le receveur attend, dans un état qui peut se
détériorer de manière inéluctable, la greffe qui lui permettra de
récupérer un état physique et moral par la restauration de la
fonction de l’organe malade.
La transplantation leur permet d’avoir
à nouveau une vie familiale, sociale, professionnelle, sportive pour
bon nombre d’entre eux.
Ils parlent souvent de leur greffe
comme d’une renaissance, une seconde vie. Ils n’arrivent pas à
trouver de mots justes pour remercier la famille de ce donneur
auquel ils pensent si souvent…
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