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Il faut savoir que 20% de la population se plaint de fatigue. Nous
pouvons être fatigués suite à un surcroit de travail, à un effort
intense ou à une maladie; dans ces exemples, l'origine de la fatigue
est bien identifiée. On parlera déjà de fatigue prolongée quand
celle-ci dure au delà d'un mois.
La fatigue
chronique quant à elle est au départ un syndrome, donc une
association de différents symptômes dont la fatigue est un des
éléments.
Bien qu’on
trouve des références au syndrome de fatigue chronique jusque dans
les années 1750, ce n’est qu’en 1988 qu’il a formellement été
reconnu en tant que maladie. Différent noms lui ont été attribué
comme la neurasthénie, le syndrome postviral, l’encéphalomyélite
myalgique ou encore le syndrome des yuppies (pour « Young Urban
Professionals », puisqu’il frappe surtout à la jeune trentaine).
Cette
fatigue chronique doit être prononcée et présente depuis au moins
six mois, elle est parfois extrême et peut conduire à un état
d'épuisement. De plus, cette fatigue s'accompagne aussi d'autres
symptômes tels que :
Et au moins quatre des symptômes suivants :
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Des troubles de la concentration suffisamment
importants pour provoquer une réduction marquée des activités
habituelles.
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Des troubles de la mémoire à court terme.
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Des douleurs musculaires inexpliquées, similaires
aux douleurs causées par la fibromyalgie (chez près de 70 % des
personnes atteintes).
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Des douleurs articulaires.
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Des maux de gorge.
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Des maux de tête inhabituels.
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Un gonflement des ganglions lymphatiques du cou
et des aisselles.
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De l’intolérance à l’exercice physique.
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Des troubles du sommeil.
Tous ces
symptômes surviennent sans que le médecin puisse les relier à une
maladie quelconque. Parfois, un événement déclencheur est identifié
(une infection virale, un choc psychologique). |

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La fatigue chronique est donc souvent diagnostiquée par exclusion.
En présence de plusieurs des symptômes décrits et en n'arrivant pas
à diagnostiquer une autre maladie (maladie chronique évolutives
comme la sclérose en plaque, hépaite C, SIDA, dépression,
fibromyalgie, hypotension, mononucléose infectieuse chronique,
hypothyroïdie, syndrome de l’intestin irritable, maladie de Crohn,
obésité morbide, effet secondaire d'un médicament, troubles
psychologiques somatiques, état d'anxiété généralisée), le médecin
pose alors le diagnostic de la fatigue chronique. Notons également
que le syndrome de fatigue chronique n'influence pas les résultats
d'une prise de sang, il n'y a pas de perturbation des paramètres
biologiques, ce qui contribue à l'aspect mystérieux de cette
maladie.
Remarquons
aussi que contrairement à la personne déprimée qui ne trouve plaisir
à rien, le « fatigué chronique » apprécie les bonheurs de la vie,
mais s’épuise rapidement, ce qui entraîne des frustrations et un
sentiment d’emprisonnement.
Facteurs de risque et prévention
Ici aussi,
pas de réponse. Il importe surtout d'être attentif à son état de
santé pour diagnostiquer rapidement cette maladie.
Il est
aussi avantageux d’adapter son style de vie afin de prévenir ou
diminuer les épisodes de fatigue.
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Dans les bonnes journées, éviter les excès
d’activité, mais aussi de stress psychologique. Le surmenage
peut faire réapparaître les symptômes.
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Se réserver des périodes de détente quotidiennes
(écouter de la musique, méditer, faire de la visualisation,
etc.) et concentrer ses énergies sur son rétablissement.
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Dormir suffisamment. Avoir un cycle de sommeil
régulier favorise le repos réparateur.
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Planifier ses activités de la semaine dans une
perspective d’endurance. La période la plus fonctionnelle d’une
journée se situe souvent de 10 h à 14 h.
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Briser l’isolement en participant à un groupe de
soutien.
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Éviter la caféine, un stimulant rapide qui
perturbe le sommeil et génère de la fatigue.
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Éviter l’alcool, qui cause de l’épuisement chez
plusieurs personnes atteintes du syndrome de fatigue chronique.
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Éviter de consommer trop de sucres rapides en
même temps (biscuits, chocolat au lait, gâteaux, etc.); les
périodes d’hypoglycémie qui s’ensuivent fatiguent l'organisme.
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