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PRINCIPES DE
L'HOMÉOPATHIE
1.
Principe de
Similitude
Toute
substance, susceptible de provoquer chez un individu sain un ensemble de
symptômes caractéristiques, est capable, à faible dose (ou infinitésimale)
de faire disparaître ces mêmes troubles chez un individu malade.
Exemple: Coffea cruda, nom latin du café.
Le café, à forte dose, provoque chez le sujet sain une insomnie avec
excitation intellectuelle. Cette même substance, une fois diluée, devient un
remède d’insomnie.
Le principe de similitude reste le
fondement de la théorie homéopathique. Il consiste à trouver chez un malade
le remède qui, donné à un homme sain lors de l’expérimentation
pathogénésique, provoquerait les mêmes symptômes que ceux constatés chez le
malade. Exemple: L’IPECA est un vomitif. En dilution homéopathique, il sert
à soigner les vomissements chez un malade qui présente des nausées
persistantes, une salivation abondante.
2.
Principe d’infinitésimalité
Administration
d’une substance à très faible dose.
Hahnemann s’apercevant qu’il obtient des aggravations souvent passagères au
début des ses traitements diminue la quantité de substance médicamenteuse
donnée au malade, c’est l’origine des dilutions successives. Il se rend
compte alors que les dilutions, loin de diminuer l’efficacité thérapeutique,
la renforcent sous réserve d’une agitation vigoureuse entre chaque dilution,
ce qu’il appelle « dynamisation »
Parmi ces trois principes, le principe de similitude apparaît comme le plus
important. La recherche du “Similimum” est primordiale.
A ces deux grands
principes, ajoutons deux autres notions importantes en homéopathie
Notion de
globalité ou d’individualisation
Là où la
médication traditionnelle s’arrête, à savoir le traitement symptomatique,
l’homéopathie va plus loin et considère pour un individu donné, l’ensemble
des trois éléments suivants:
-
la
constitution ou morphologie de l’individu
-
la diathèse :
mode réactionnel ou la façon dont la maladie évolue dans le temps
-
le
tempérament: la manière d’agir
Notion de
pathogénésie
La pathogénésie
est le recueil de symptômes observés chez l'individu sain, au cours de
l'administration accidentelle ou expérimentale d'une substance
pharmacologiquement active à dose pondérale. Tous les symptômes apparaissant
sont observés et répertoriés dans leurs moindres détails. Les pathogénésies
sont rassemblées dans des ouvrages appelés Matière médicale
homéopathique.
LA
PRESCRIPTION DU MÉDICAMENT HOMÉOPATHIQUE
Elle consiste à
rapprocher et à comparer deux observations :
-
le tableau
clinique présenté par le malade.
-
le tableau
toxicologique, résultant de l'observation des effets toxicologiques
d'une substance ou de l'expérimentation d'une substance chez l'individu
sain.
La drogue qui
provoque les symptômes les plus semblables est appelée "simillimum". Plus
les deux tableaux coïncident, plus le choix du médicament s'impose et plus
il peut être prescrit en haute dilution.
Le tableau
clinique regroupe l'ensemble des signes observés chez le malade, ces
symptômes sont hiérarchisés en :
-
signes locaux
: signes objectifs recueillis par l'observation (saignement, rougeur,
verrue)
-
signes
généraux : ils sont l'expression d'un mode réactionnel général (toux,
fièvre, diarrhée)
-
signes
psychiques : modifications du comportement habituel induites par la
maladie
-
signes
anatomopathologiques : ce sont les signes histologiques
Tous ces
symptômes reflètent la réaction particulière du malade à sa maladie et
seront précisés par les circonstances d'apparition appelées modalités
réactionnelles (aggravation par la chaleur, amélioration par le mouvement,
partie gauche du corps, amélioré la nuit etc.)
Le signes locaux
et généraux sont et locaux sont important dans le choix du médicament,
prenons l'exemple de la fièvre :
-
fièvre élevée
d'installation rapide avec absence de sueur : Aconit
-
fièvre élevée
d'installation rapide avec transpiration : Belladona
-
Fièvre en
plateau sans soif : Gelsemium
-
fièvre en
plateau avec soif : Bryonia
On accordera
également de l'importance à la modalité du symptôme : une douleur brûlante
soulagée par la chaleur signe comme remède Arsenicum album car la
majorité des brûlures sont soulagées par le froid.
Les dilutions homéopathiques
Selon le principe
d'infinitésimalité, on prépare les dilutions à partir de la teinture-mère ou
de la souche chimique ou animale. Il existe plusieurs types de dilution :
Dilutions
centésimales hahnemanniennes (CH)
Ce sont des
dilutions au centième (1/100ème). Elles sont préparées en additionnant une
partie de substance de base dans 99 parties de solvant. Le mélange est alors
secoué vigoureusement (dynamisé) par un appareil et l'on obtient alors la
première centésimale hahnemannienne : la 1CH. Une partie de la dilution 1CH
mélangée dans un nouveau flacon à 99 parties de solvant et dynamisée
fournira la 2CH et ainsi de suite jusqu'à la 30CH. On utilisera donc 30
flacons différents.
Les dilutions centésimales les plus utilisées sont les 4CH, 5CH, 7CH, 9CH,
12CH, 15CH et 30CH.
Dilutions
décimales Hahnemannienne (DH)
Le procédé est
identique mais les dilutions se font au 1/10ème. On utilisera plus souvent
la 1DH la 3DH, la 6DH et la 12DH. On emploie pour les mêmes dilutions le
terme X, 1X est équivalent à 1DH.
Dilutions
Korsakoviennes (K)
Le médecin russe
Korsakov propose en 1832 une technique de dilution dans un flacon unique
pour éviter l'emploi de nombreux flacons que nécessite les dilutions
hahnemanniennes. On place 5 ml de teinture mère dans un flacon qui est
dynamisé puis vidé, les parois du flacon retiennent environ 1% du volume
initial. On ajoute alors le solvant dans le flacon, on dynamise et l'on
obtient la 1K. Le processus se continue en employant toujours le même flacon
pour obtenir des dilutions supérieures.
Les dilutions Korsakoviennes les plus utilisées sont les 6K, 12K, 30K, 200K,
1000K (MK), 19.000K (XMK), 50.000K (LMK) et 100.000K (CMK).
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