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Noms français : Amanite phalloïde, Oronge ciguë
Nom néerlandais : Groene knolamaniet
Noms allemands : Grüner
Knollenblàtterpilz, Griiner Giftwulstling
L'Amanite phalloïde est sans nul doute
le champignon le plus redoutable de nos régions, responsable à lui
seul de plus de 90% des empoisonnements mortels ou laissant des
séquelles graves.
Il est indispensable dès lors,
lorsqu'on cueille des champignons, d'avoir toujours présents à
l'esprit les caractères diagnostiques de cette espèce et des autres
Amanites dangereuses: ce sont des champignons à lamelles blanches
(lorsqu’ils sont à maturité), libres du pied, celui-ci se détachant
assez aisément du chapeau en 1aissant une trace de cassure nette;
ils possèdent une volve, sorte d'étui ou de sac entourant la base du
pied, et un anneau collerette qui orne la partie supérieure du pied.
Habitat et époque
d'apparition
L'Amanite phalloïde est un champignon
assez répandu en été et en automne dans les bois feuillus, souvent
sous les charmes ou les chênes, sur des sols relativement fertiles;
on la signale plus rarement sous résineux.
Confusions
possibles
Les caractères indiqués ci-dessus,
joints à la coloration du chapeau, qui est typiquement verdâtre ou
olive et souvent muni de vergetures, en font un champignon facile à
reconnaître. Des confusions sont toutefois possibles, pour un
cueilleur peu attentif, avec des Russules ou des Tricholomes (en
particulier deux comestibles : Tricholoma sejunctum de valeur
culinaire très médiocre, et Tricholoma portentosum, le Petit-gris
jaune, fort recherché par les amateurs). Il existe aussi une variété
de l'Amanite phalloïde à chapeau blanchâtre et une espèce voisine, à
répartition plus méridionale, Amanira verna, l'Amanite printanière,
qui peuvent être confondues avec des Agarics, voire avec le
Mousseron, Calocybe gambosa .
Empoisonnement
L'Amanite phalloïde est responsable du
syndrome dit phalloïdien, qui lui doit évidemment son nom. Les
symptômes de l'intoxication apparaissent tardivement (en moyenne une
douzaine d'heures après l'ingestion et débutent par une phase de
gastroentérite, avec nausées, crampes, diarrhée; sueurs et soif
intense sont aussi caractéristiques.
Vient ensuite la phase d'hépatite
grave, avec refroidissements, prostration, pâleur cadavérique,
évoluant souvent, en l'absence de traitement adéquat, vers le coma
et la mort. On connaît des cas où celle-ci
est survenue après vingt jours de souffrance. La thérapeutique a
heureusement fait de grands progrès, mais elle implique
l'hospitalisation et la prise de conscience aussi rapide que
possible de la nature de l'intoxication; malgré cela, une issue
fatale reste possible.
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Amanite phalloïde
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