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Noms français : Amanite tue-mouche, Fausse-oronge
Nom néerlandais : Vliegenzwam
Nom allemand : Fliegenpilz
L'Amanite tue-mouche est un des
champignons les plus faciles à identifier. Le chapeau est
généralement d'un superbe rouge, rarement orange, et il est orné de
nombreuses verrues blanches; la base du pied présente des bourrelets
plus ou moins concentriques, un peu comme chez l'Amanite panthère.
Habitat et époque
d'apparition
L'Amanite tue-mouche se rencontre
fréquemment en automne, sous les bouleaux et les épicéas,
d'ordinaire sur des sols plus ou moins acides.
Confusions possibles
L'Amanite tue-mouche ne peut guère être confondue avec d'autres
champignons. Toutefois, certains cueilleurs d'origine
méditerranéenne le prennent parfois (en particulier la variante,
fort rare, à chapeau orange) pour l'Oronge vraie ou Amanite des
césars, Amanita caesarea (Scop. : Fr.) Pers., facile à identifier
pourtant à ses lames d'un beau jaune et non blanches; c'est là une
espèce succulente, malheureusement extrêmement rare chez nous (vue
quelques fois seulement en un demi-siècle.
Des amateurs étourdis récoltent enfin parfois de vieux chapeaux
délavés d'Amanita muscaria, d'où les verrues ont disparu, croyant
avoir affaire à des Russules à chapeau rouge.
Empoisonnement
L'Amanite tue-mouche provoque des
empoisonnements du même type que ceux occasionnés par l'Amanite
panthère, mais les cas mortels sont relativement rares; absorbée
bien cuite, ses effets peuvent se limiter à une intoxication
gastro-intestinale banale, voire passer presque inaperçus.
L'Amanite tue-mouche contient aussi une substance psychotrope,
responsable d'hallucinations, sensations lumineuses colorées...;
cela explique son utilisation chez certaines peuplades comme drogue
excitante au cours de cérémonies rituelles.
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