|
Nom français : Clitocybe blanchi
Nom néerlandais : Witte weidetrechterzwam
Nom allemand : Feld-Trichterling
Le Clytocibe blanchi est un petit
champignon à chapeau ne dépassant pas 4cm de diamètre
Habitat et époque
d'apparition
Le Clytocibe blanchi croît dans les
prairies, les pelouses, les landes et au bord des chemins herbeux,
en été et en automne.
Confusions possibles
Le Clytocibe blanchi est assez
fréquent et peut servir de type représentatif des Clitocybes blancs
à chapeau comme givré ou glacé, ne se modifiant guère à l'état sec.
Il en existe plusieurs espèces dont l'identification est difficile
même pour le spécialiste; certaines poussent hors des bois, d'autres
sous des feuillus. L'odeur peut rappeler la farine, mais elle est
souvent peu agréable.
Empoisonnement
Les empoisonnements qui surviennent le
plus fréquemment résultent de la consommation par des enfants de
champignons cueillis dans des endroits herbeux. Quelques récolteurs
imaginant que tout champignon poussant en prairie est consommable en
sont parfois victimes. Quant aux espèces des bois de ce groupe,
elles sont facilement confondues avec l'excellent Meunier,
Clitopilus prunulus (Stop.: Fr. ) P. Kumm., à odeur forte et
agréable de farine et à lamelles devenant roses avec l'âge.
A ces Clitocybes blancs
correspond un syndrome appelé sudorien ou muscarinien; ce dernier
nom fait référence à la muscarine, substance responsable de ce type
d'empoisonnement; celle-ci a d'abord été isolée à partir de
l'Amanite tue-mouche, mais elle s'accompagne chez cette espèce
d'autres toxines, dont l'effet est dans ce cas beaucoup plus
important que celui de la muscarine. Le syndrome apparaît
rapidement après
la consommation. Outre d'éventuels symptômes assez
banals (crampes abdominales, vomissements, diarrhée), on note
surtout une baisse de tension, une salivation et une rhinorrhée
caractéristiques. Le traitement est relativement simple et efficace;
la mort est exceptionnelle.
|