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Vous trouverez dans ce dossier un ensemble de champignons
responsables d'empoisonnements de gravité très variable, que l'on
peut schématiquement répartir, d'un point de vue toxicologique, dans
les groupes énumérés ci-après.
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Syndrome phalloïdien
:
outre Amanita phalloides et les espèces apparentées, ainsi que
quelques Galerina, on doit citer dans ce groupe un certain nombre de
petites Lépiotes (telles que Lepiota helveola Bres. et L.
brunneoincarnata Chod. et Martin), heureusement peu répandues et de
petite taille, ce qui limite fortement les empoisonnements dont
elles sont responsables.
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Syndrome orellanien
:
empoisonnement grave dû à des Cortinaires du groupe de Cortinarrus
orellanus, mais une série d'autres espèces (notamment les "Dermocybe"),
dont la toxicité est moins bien connue, sont certainement à éviter.
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Syndrome gyromitrien
(ou helvellien) :
sont surtout à redouter les Gyromitres, mais probablement aussi
Sarcosphaera coronaria; les Helvelles (Helvella div. spec.),
insuffisamment cuites, peuvent provoquer des accidents comparables.
On rapprochera peut-être de ce groupe les intoxications énigmatiques
dues à Paxillus involutus.
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Syndrome panthérinien ou myco-atropinien
:
les deux principaux champignons responsables sont Amanita pantherina
et A. muscaria.
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Syndrome muscarinien ou sudorien
:
ce sont généralement de petits champignons des genres Clitocybe et
Inocybe, qui sont à mettre en cause dans le cas présent.
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Syndrome gastro-intestinal ou résinoïde
:
qualifié parfois de "syndrome fourre-tout", il correspond à un
nombre assez élevé de champignons relevant de genres variés; les
deux plus dangereux sont Entoloma eulividum et le Clitocybe de
l'olivier [Omphalotus olearius (DC. : Fr.) Singer s.l.], qui se
rencontre parfois dans nos régions sur les souches de divers
feuillus; des intoxications généralement plus bénignes sont dues à
Hypholoma fasciculare, Boletus satanas, Hebeloma div. sp., Ramaria
formosa, Agaricus xanthodenna Genevier... Certaines espèces à chair
âcre ou brûlante, irritantes pour le tube digestif, peuvent aussi
être mentionnées ici, notamment des Russula, Lactarius, Tricholoma...
Cette liste
n'épuise pas l'inventaire toxicologique des empoisonnements
fongiques. On citera notamment, en plus, les syndromes suivants :
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Syndrome hémolytique
:
empoisonnements parfois graves dus à la consommation de carpophores
crus de champignons parfaitement comestibles lorsqu'ils sont cuits;
le cas le plus connu est celui de la Golmotte, mais cette
particularité s'étend à divers Amanita, Tricholoma, Armillaria...
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Syndrome psilocybien ou hallucinogène
:
ces intoxications psychotropiques ont donné lieu à toute une
littérature, notamment d'ordre ethnologique; les champignons
hallucinogènes les plus connus en Europe sont des Psilocybe et des
Panaeolus.
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Intoxication par des champignons altérés
:
des intoxications alimentaires plus ou moins banales peuvent être
évidemment dues à la consommation de champignons manquant de
fraîcheur;, la récolte d'échantillons gelés en hiver ou la
conservation de champignons dans des sacs en plastique, où ils
fermentent rapidement, sont notamment la source de tels accidents.
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