|
... |
|
|
|
|
| |
|
|
|
... |
| |
Les traitements disponibles
Il existe de nombreux traitements
de la pédiculose. Le Centre Belge D’Information
Pharmacothérapeutique recommande les pyréthrines de synthèse et les
organophosphorés. Examinons ceux-ci en commençant cependant par les
pyréthrines naturelles
|
|
|
|
... |
| |
 |
Les pyréthrines
naturelles
Le
pyrèthre est un
insecticide naturel utilisé pour lutter contre les insectes
domestiques nuisibles.
Il est produit par les fleurs de
chrysanthèmes (Chrysanthemum
Cinerariaefolium), plante de la famille des composés vivaces. La
tête de la fleur de chrysanthème contient naturellement 6 composés
insecticides appelés pyréthrines
qu’elles produit afin de se protéger des insectes phytophages.
Néanmoins,
les pyréthrines naturelles sont les
antiparasitaires les moins efficaces ;
elles ont en outre une très faible activité lenticide.
De par leur instabilité à la lumière, elles perdent leur efficacité
dans les 24 heures.
Leur activité peut-être améliorée par l’adjonction de
pipéronyl butoxide,
mais l’efficacité reste insuffisante.
C’est
la raison pour laquelle on a commercialisé une série de pyréthrines
synthétiques : les
pyréthroïdes. |
|
|
|
... |
| |
|
Les pyréthroides
Il
sont beaucoup plus stables que les pyréthrines naturelles.
Elles
se fixent à la couche lipidique de la membrane de la cellule
nerveuse du pou et perturbent les échanges d’ions sodium et
potassium.
Cela entraîne des décharges nerveuses répétitives conduisant à une
paralysie, la mort de l’insecte ou de sa larve.
Les pyréthroides tels que la d-phénotrine (Kapil’air® shampooing,
Item®,…), la perméthrine ( Shampoux®, Quellada®,…) et la
dépalléthrine (Para® shampooing,…) sont des pédiculicides souvent
utilisés et aussi le plus souvent commercialisés en association avec
le pipéronyl butoxide, agent de synergie.
Celui-ci agit en diminuant leur dégradation et en potentialisant
leur effet.
L’action des insecticides a pour but de tuer les poux et les larves
dans les lentes. Or, au cours de leur phase initiale, les lentes
n’ont pas de système nerveux. Une lente a 6 à 8 petits orifices par
lesquels elle respire. Ces orifices sont imperméables à l’eau. Si on
désire la détruire, il faut donc l’intoxiquer par des constituants
actifs pouvant pénétrer par les orifices de la lente. Les
pyréthroïdes ont cette possibilité.
Aucune de ces substances n’est enregistrée comme « médicament ».
|
 |
|
|
|
... |
| |
 |
Les organophosphorés
Il s’agit de
produits contenant du carbone et du phosphore.
Le malathion
(Radikal®, Prioderm®,…) fait partie de cette catégorie de produits.
Son action a pour effet d’inhiber l’acétylcholinestérase, enzyme
participant à la circulation de l’influx nerveux. Il élimine ainsi
les poux en provoquant un grave dysfonctionnement de leur système
nerveux, la paralysie et in fine la mort du pou. Quant à la lente,
le malathion inhibe son oxygénation.
C’est
l’un des produits les moins toxiques pour l’homme
car , après résorption par la peau, il est rapidement métabolisé et
inactivé.
Le
malathion est enregistré comme médicament.
|
|
|
|
... |
| |
|
Comparaison des traitements disponibles
|
|
Avantages
|
Inconvénients |
|
Pyréthrines |
> non toxique |
> efficacité insuffisante |
|
naturelles |
> faible absorption au |
> un usage fréquent peut |
|
|
travers de la peau |
irriter la peau |
|
|
> peu d'effets secondaires |
|
|
|
|
|
|
Pyréthroïdes |
> faible absorption au |
> Pas en-dessous de 3 mois
|
|
> Perméthrine |
travers de la peau |
> Pas d’utilisation prolongée au-delà de
3 sem. |
|
> Alléthrine |
> peu d'effets secondaires |
|
|
> Bioalléthrine |
systémiques |
|
|
> Dépalléthrine |
|
|
|
> Phénotrine |
|
|
|
|
|
|
|
Malathion |
> tue rapidement poux |
> odeur particulière |
|
|
et lentes |
> inflammable |
|
|
> considéré comme produit |
> Pas d’utilisation en dessous de 6
mois |
|
|
sûr et efficace |
> Eviter le contact avec les yeux |
|
|
|
> Respecter strictement les modalités
d’emploi |
|
|
|
> effets systémiques possible si mal
utilisé |
|
|
|
> Conservé entre 8 et 15° |
|
 |
|
|
|
... |
| |
 |
L'efficacité
L’efficacité des insecticides dépend
du type et de la forme pharmaceutique.
Selon l’étude de l’Université de Gand et réalisée par le Pr Vander
Stichele *, il ressort que :
|
|
|
|
... |
|
|