...

 

PREVENAR®,
le vaccin contre la méningite à pneumocoque
administré aux enfants de 2 mois à 2 ans

 

...

 


La méningite est une maladie qui même à notre époque fait encore froid dans le dos. Il s'agit d'une infection du liquide dans lequel baigne le cerveau et la moelle épinière (liquide céphalo-rachidien) et des membranes entourant ceux-ci.
Cette infection est souvent due à un virus ou à une bactérie mais même les champignons peuvent en être très rarement la cause.

Les principaux symptômes de la méningite sont malheureusement fort semblables à ceux d'autres maladies parmi lesquels les suivants sont les plus courants :

  • fièvre et symptôme grippal

  • maux de tête intenses et persistants

  • raideur de la nuque

  • vertiges, nausées et vomissements

  • intolérance à la lumière vive

  • somnolence et confusion

  • éruption cutanée

Pour les nourrissons, les symptômes sont encore moins évidents à reconnaître, citons cependant:

  • fièvre

  • irritabilité (lorsque l'enfant est manipulé)

  • pleurs et gémissements

  • somnolence

  • manque d'appétit

  • vomissements

  • parfois des convulsions

  • éruption cutanée - petites taches rouges sur le corps

  • la raideur de la nuque et le bombement de la fontanelle (espace non encore ossifié du crâne du jeune enfant) sont également observés mais moins fréquemment en début de maladie.

Les premiers symptômes chez un jeune enfant se résument souvent à un changement brutal de comportement (irritabilité et somnolence) accompagné de fièvre. Les autres symptômes plus typiques apparaîtront ultérieurement.
En cas de doute, une réaction rapide s'impose. Contactez immédiatement votre médecin et en cas d'absence, amenez l'enfant à la garde d'un hôpital.

Les méningites à champignons sont très rares, elles peuvent être potentiellement mortelles et touchent plus souvent les personnes souffrant d'un déficit immunitaire.
Les méningites virales sont les plus répandues mais les moins dangereuses. Elles se terminent presque toujours par un rétablissement complet et ne sont pratiquement jamais mortelles.
Le danger le plus important provient donc des méningites d'origine bactérienne.
 

 

...

 

Streptococcus pneumoniae


Les méningites bactériennes

Il existe une cinquantaine de bactéries responsables de méningites, parmi les plus fréquentes, citons le méningocoque, les pneumocoque, le streptocoque du groupe B, le colibacille, l'haemophilus influenzae de type B, le listeria monocytogenes et même le bacille de la tuberculose.
La prévalence de certaine bactéries dans les cas de méningites varie beaucoup, ainsi la vaccination générale des nourrissons contre haemophilus influenzae de type B à très nettement fait diminuer le nombre de cas alors que cette infection était auparavant la plus courante.
Le pourcentage de méningites à pneumocoques a ensuite augmenté, c'est contre ceux-ci que nous disposons enfin d'un vaccin: le Prevenar®.

Streptococcus pneumoniae

Streptococcus pneumoniae (pneumocoque) est un germe potentiellement dangereux très répandu dans le nez et la gorge de pratiquement tous les enfants à un moment ou à un autre de l’année.
Il se transmet facilement de l’un à l’autre et atteint son maximum de fréquence à l’âge préscolaire. La plupart du temps, le pneumocoque n’entraîne ni infection, ni symptômes. C’est le portage sain.

Mais parfois, la machine s’emballe et les conséquences sont lourdes.

  • 10 à 12 % de décès. En France, le pneumocoque tuerait un enfant toutes les 3 semaines.

  • 1ere cause de surdité acquise chez l’enfant. Suite à l’atteinte inflammatoire directe du nerf auditif et de l’oreille interne, la surdité est habituellement totale et définitive.

  • Retard mentaux. Après une méningite à pneumocoque, dans 17 % des cas, un retard mental est constaté. On observe aussi des troubles de l’apprentissage, souvent sous-estimés. Ainsi, des troubles de l’attention et de la mémoire sont souvent décelés lorsque l’enfant entre à l’école primaire.

  • Troubles neuromoteurs. Les causes peuvent être multiples et les troubles qui en résultent sont divers par leur type et leur intensité (paralysie complète ou incomplète).

  • Epilepsie

Le traitement

Pour établir un diagnostic rapide d'une méningite bactérienne, les médecins de l'hôpital peuvent effectuer une ponction lombaire.
La ponction lombaire est un geste simple, normalement non douloureux, une petite anesthésie locale est faite avant l’introduction du trocart. Elle permet de recueillir du liquide céphalo-rachidien.
Si le liquide céphalo-rachidien est trouble, voire purulent, cela signe une infection bactérienne et il faut instaurer en urgence un traitement antibiotique qui sera adapté à la bactérie dès que les résultats de laboratoire seront connus.
Si le liquide est clair, les signes cliniques non alarmants, il est possible que cette méningite soit d’origine virale, alors bénigne sur laquelle un traitement antibiotique n’aurait aucun effet.
En général, devant une suspicion de méningite, les laboratoires de l’hôpital sont véloces et les résultats reviennent rapidement.

L'entourage du malade

Il faut instaurer un traitement préventif chez les personnes qui ont été en contact direct avec le malade durant les 10 jours précédent la déclaration de la maladie. Un traitement antibiotique de courte durée est suffisant.
L
es antibiotiques sont donc un rempart contre cette maladie. Ils ont, hélas, trop souvent une longueur de retard. La vaccination est, dès lors, la seule manière de prévenir une infection grave !
 

Ponction lombaire

 

...

 


PREVENAR®

Ce vaccin est efficace contre 7 types différents de pneumocoques. Il est destiné à la vaccination des nourrissons et des enfants entre 2 mois et 2 ans. Outre son indication dans la prévention de certaines méningites, le vaccin protège également contre d'autres maladies invasives (bactériémie, septicémie, pneumonie bactériémique et dans une moindre mesure l'otite moyenne).

Ce vaccin ne protège que contre sept souches de pneumocoques mais elles sont les plus fréquentes. Il existe un vaccin contenant 23 souches mais il n'est pas efficace chez les enfants en bas âge.

La vaccination est recommandée pour deux raisons : la dangerosité de la maladie mais également la résistance croissante de ces bactéries aux traitements antibiotiques.
 

 

...

 


Schéma de vaccination

Le schéma de vaccination varie en fonction de l’âge ou le vaccin est administré pour la première fois :

Entre 2 et 6 mois :
primovaccination avec 3 injections à au moins 1 mois d'intervalle (en général à 2 mois, 3 mois et 4 mois). Un rappel au cours de la 2e année de vie (en général entre 12 et 15 mois).


Entre 7 et 11 mois (pour ceux qui n'ont pas encore été vaccinés) :
primovaccination avec 2 injections en général à 6 à 8 semaines d'intervalle (minimum 1 mois d'intervalle). Un rappel au cours de la 2e année de vie
(en général entre 12 et 15 mois).


Entre 12 et 23 mois (pour ceux qui n'ont pas encore été vaccinés) :
primovaccination avec 2 injections à 2 mois d'intervalle.
 

 

...

 

Effets secondaires et précautions d’emploi

Le  Prevenar®  peut entrainer des effets tels que rougeurs et douleur au point d'injection, fièvre, irritabilité, troubles du sommeil, perte d'appétit, vomissements, diarrhée. D'autres effet, moins fréquents, peuvent survenir. Parlez-en à votre médecin.

Le  Prevenar®  est contre-indiqué en cas d'allergie à l'un des constituants ou à l'anatoxine diphtérique.
Comme pour tout vaccin, l'administration ne doit pas être réalisée si l'enfant a de la fièvre. Lors de certaines maladies et en cas de déficit immunitaire, ce vaccin ne peut pas toujours être administré ou peut l'être mais sous une surveillance médicale stricte.

Le  Prevenar®  peut être administré en même temps que d'autres vaccins à condition de varier de point d'injection
 

 

...

Copyright © 2005 Pharma-Sites - Tous droits réservés
Révision : 16/01/06.
Conditions d'utilisation