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Intestin : de
la digestion à l'immunité
L’intestin est un
organe dont le rôle et l’influence dépasse la seule fonction de
digestion des aliments. Il concentre des structures nerveuses
complexes et participe activement à la protection de l’organisme.
Un « filtre »
entre l’organisme et le milieu extérieur:
L'intestin assure
une première fonction vitale: la digestion des aliments et
l’absorption des nutriments indispensables au fonctionnement de
l’organisme. Pour faciliter ce processus il offre une surface très
importante (300 mètres carrés, équivalant à la surface d’un court de
tennis !) en contact avec le milieu extérieur, via l’alimentation.
Un second cerveau:
Des travaux
récents ont montré que 100 millions de neurones tapissent notre
système digestif et sont en connexion avec le système nerveux dans
son ensemble. Il fabrique 20 neurotransmetteurs, dont la sérotonine
indispensable à notre sérénité. L’intestin et son fonctionnement
sont donc très influencés par nos émotions.
L’intestin et la
défense de l’organisme:
Si c'est au
travers de sa muqueuse que les nutriments digérés passent dans le
sang, l’intestin doit en revanche arrêter les microbes pathogènes,
virus et autres substances toxiques.
Plus que les
poumons ou la peau, l’intestin est la principale porte d’entrée des
microbes venant de l’extérieur.
Aussi est-il doté
d’un système de défense très élaboré qui protège l’ensemble de
l’organisme de ces agressions extérieures. Ce système de défense est
constitué de:
Le système
immunitaire intestinal, appelé GALT, pour «Gut Associated Lymphoid
Tissue»:
Il concentre à lui
seul 70% des cellules lymphoïdes de l’organisme. Ces cellules sont
spécialisées dans la lutte et l’élimination des agents pathogènes.
Le système immunitaire intestinal, le GALT, fait partie du MALT (Mucous
Associated Lymphoid Tissue), le système immunitaire de toutes les
muqueuses étant en relation avec tout l’appareil lymphatique. Ainsi,
une fois « activé », il serait capable d’alerter ces autres
structures immunitaires de l’organisme. Cette fonction est déjà
utilisée par des médicaments à usage oral destinés à combattre les
affections des voies respiratoires en stimulant l'immunité contre
les bactéries responsables de ces infections. La stimulation
immunitaire se fait via les récepteurs intestinaux : les follicules
lymphoïdes et les plaques de Peyer, contenant, bien séparés, des
lymphocytes T et B. Là où siègent ces plaques, la muqueuse est
“amincie”. Tout se passe comme si l’intestin “privilégiait” l’entrée
passive de ces substances, pour pouvoir mieux les connaître et en
rendre compte.
Le fonctionnement optimal du système
immunitaire se situe entre infections et allergies.
Insuffisant, il ne s’oppose pas assez efficacement à la pénétration
des micro-organismes et de leurs toxines; excessif, il induit des
réactions d’hypersensibilité : soit réactions allergiques (allergies
digestives), soit intolérances digestives (maladie cœliaque), soit
emballement du système immunitaire (maladie de Crohn, entérocolites
auto-immunes etc.).
Le mucus:
Le mucus, secrété
par des cellules spécialisées de la muqueuse intestinale, qui a pour
fonction de « piéger » les corps étrangers.
La flore
intestinale.
La flore intestinale contient plus de
bactéries que le nombre de cellules dans notre corps. Son poids est
évalué entre 1 et 2kg.
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