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Le centre belge d'information pharmacothérapeutique a émis des
recommandations concernant la prise de médicaments pendant le
Ramadan. Nous reprenons ici cet article.
le Ramadan annuel représente pour les
musulmans un mois de jeûne, du lever au coucher du soleil. Les
enfants jusqu’à l’âge de la puberté et les personnes chez qui le
jeûne pourrait nuire à la santé (p. ex. les femmes enceintes, les
personnes atteintes d’une affection aiguë ou chronique tels les
patients diabétiques), en sont exempts. Beaucoup d’entre eux
choisiront quand même de jeûner par conviction. Dans ce cas, il est
important que le médecin discute avec le patient dans quelle mesure
cela peut poser des problèmes en rapport avec sa santé.
Lorsque le patient souhaite suivre
rigoureusement les règles d’abstinence et ne souhaite donc pas
prendre de médicaments par voie orale entre le lever et le coucher
du soleil, il doit comprendre que cela peut poser des problèmes pour
des médicaments qui doivent être pris plusieurs fois par jour
. Le fait de supprimer une dose ou de changer le moment de la prise
peut entraîner une diminution de l’effet thérapeutique ou
l’apparition d’effets indésirables, certainement lorsqu’il s’agit
d’un médicament avec une marge thérapeutique-toxique étroite; des
problèmes ont été décrits p. ex. avec les antiépileptiques et les
bronchodilatateurs. Il est parfois possible de passer à une
administration moins fréquente, p. ex. en utilisant une préparation
à libération prolongée. Il faut également être attentif à la
possibilité d’une modification des concentrations dans l’organisme,
et donc de l’effet thérapeutique, du fait que la relation entre la
prise du médicament et les repas est modifiée; ceci est important p.
ex. pour les diphosphonates qui doivent être pris à jeun.
Le respect du Ramadan pose souvent des
problèmes en rapport avec l’hypoglycémie ou l’hyperglycémie chez les
patients diabétiques . Le jeûne est dès lors certainement à
déconseiller aux patients diabétiques de type 1, aux patients
présentant des complications (menaçantes) dues au diabète, en cas de
diabète instable ou mal contrôlé et aux femmes enceintes
diabétiques. Lorsque les patients diabétiques souhaitent quand même
jeûner, il est important de veiller à ce que la glycémie soit
régulièrement contrôlée, et de réévaluer la posologie des
médicaments antidiabétiques. Il est difficile de donner des
directives claires concernant des adaptations éventuelles de la
posologie. La metformine et les glitazones peuvent
souvent être poursuivies comme auparavant; pour la metformine, la
dose supprimée à midi peut, chez certains, être compensée par une
dose légèrement plus élevée le soir; pour les glitazones, la dose
journalière peut p. ex. être administrée en une prise le soir. Les
sulfamidés et les glinides entraînent plus fréquemment
des hypoglycémies, et la dose doit généralement être diminuée;
d’autre part, il peut être nécessaire en fonction de l’ampleur du
repas (un repas très copieux est souvent pris après le coucher du
soleil) d’augmenter la dose le soir. Les patients traités par
l’insuline doivent supprimer ou réduire pendant la journée les
insulines devant être prises avant le repas, et compenser celles-ci
par une adaptation de l’insuline à action lente.
Quelques références:
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